Musée d'art et industrie Technique et industrie,Arts décoratifs
📍 2 place Comte 42000
Les collections sont initiées en 1833 à partir d'un cabinet de curiosité (médailles, tableaux, coquillages et animaux naturalisés), puis d’un ensemble d’armes et rubans visant à instituer un "musée de fabrique" célébrant les industries d'art essentielles à l'essor de la ville. En 1851, l'achat des prestigieuses collec…
⭐ À voir : A partir de la relation entre l'art et l'industrie le musée propose une approche concrète de l’histoire et de la création industrielle incarnée dans le patrimoine régional. A travers une muséographie adaptée à différents niveaux, on découvre, étage par étage, les collections d’armes, rubans ou cycles. Des explications claires et animées, rendues interactives par des écrans tactiles, autorisent une visite libre avec des parcours personnalisés. Les approches multiples incitent à une lecture transversale des collections et font appel à des disciplines très variées : arts plastiques et design, histoire, sciences et techniques, anthropologie du travail. Les expositions temporaires permettent, quant à elles, de contextualiser les collections, de montrer des pièces qui ne peuvent rester en présentation permanente ou de mettre l’accent sur un sujet en rapport avec l’actualité, comme le veut la vocation d'un musée de société : un engagement dans la valorisation du patrimoine et l'ouverture à la créativité. Armes : des premières armes à feu aux armes de chasse et de guerre les plus contemporaines, la collection du musée, enrichie par le dépôt d'armes réglementaires de la Manufacture Nationale d'Armes de Saint-Étienne, rend compte de la créativité des armuriers stéphanois et des productions étrangères. C'est la deuxième collection d'armes en France après celle du musée de l'Armée à Paris. Cycles : en 1886 la première bicyclette française est fabriquée à Saint-Étienne, acte fondateur d'une industrie qui connaîtra une renommée internationale grâce notamment aux produits de Manufrance, Ravat, Automoto... À travers ses collections, le musée d'Art et d'Industrie rend compte de l'évolution historique, technique et sociale de ce moyen de locomotion tout à fait à l'ordre du jour. La relation corps/machines/usages constitue le fil rouge de la scénographie. Textile : Principal centre créatif du ruban, Saint-Étienne abrite en son musée la plus grande collection de rubans du monde, ainsi que des machines, accessoires, outillages et mobiliers représentatifs de ce savoir-faire traditionnel et de ce milieu professionnel original. Le cachet du ruban s'accorde aux créations haute couture aussi bien qu'à l'innovation technologique. Arts décoratifs : céramiques, émaux, ivoire, miniatures, dessins et esquisses, orfèvrerie, médailles et monnaies composent également la collection historique du musée, propres à inspirer les dessinateurs de rubans ou les graveurs sur armes œuvrant dans les industries d'art stéphanoises. Arts graphiques et archives publicitaires témoignent des savoir-faire commerciaux des manufactures et maisons de commerce telles Manufrance et Casino.
👤 Marius Vachon (1860 - 1920), a préparé la restructuration des organes de formation pour les industries d'art françaises et à mis sur pied la réorganisation du musées de la fabrique de St Etienne, devenu en 1889 le musée d'Art et d'Industie actuel. Jean-Claude Tissot, Paul de Vive dit Velocio. Etienne Mimard (1862 - 1944), compagnon armurier se fixe à Saint-Etienne et donne un renouveau à l'arquebuserie régionale : invention de la vente par correspondance, lancement du Chasseur Français, mécanisation de la fabrication des armes, nombreux brevets dont celui du "Fusil sans chien idéal" en 1887.
🎨 Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Textiles;Beaux-Arts : Estampe et Affiche, Peinture;Collections militaires : Armes, Uniformes, Armures;Archives papier, Fonds ancien d imprimés, Photographie, Numismatique;Ethnologie : Métiers et Outils;Sciences et techniques : Industrie
Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Art moderne et contemporain,Ethnologie,Afrique
📍 la Terrasse 42006
Fondé au milieu du XIXe siècle, le musée conserve alors des collections techniques et d'arts plastiques. Il prend, à la fin du XIXe siècle, le nom de musée d'Art et d'industrie. Après 1945, l'accent est mis de plus en plus fortement sur l'art du XXe siècle. En 1987, un nouveau bâtiment est inauguré pour abriter les co…
⭐ À voir : Le Musée d'art moderne de Saint-Étienne Métropole détient l'une des plus importantes collections d'art moderne et contemporain des musées français. Constituée et systématiquement enrichie depuis 1947, elle est l'une des rares qui, du début du siècle aux tendances les plus récentes, soit capable de témoigner de ce qu'a été, dans sa complexité, le développement de l'art occidental à l'ère industrielle. L'ouverture, à partir de la fin des années quatre-vingt, à de nouveaux domaines de collection consacrés au design et à la photographie font même du Musée d'art moderne de Saint-Étienne Métropole l'un des seuls, avec le Musée national d'art moderne, à pouvoir rendre compte de la création plastique au XXe siècle dans toute son étendue et sa diversité.
🎨 Art moderne et contemporain (dessin, estampes, peinture, sculpture, installation), design et photographie;Archives papier, ouvrages de bibliophilie
Musée de la Mine Musée de site : Carreau de mine Ethnologie,Histoire,Technique et industrie
📍 3 boulevard Franchet d'Esperey 42000
Edifié à partir de 1913, Couriot est devenu dans les années 1940 le plus grand puits d'extraction de charbon du bassin minier. Il est visible aujourd'hui tel qu'il l'était lors de sa fermeture en 1973. Placé en lisière de la ville en bordure du chemin de fer par lequel était expédié le charbon, il domine Saint-Étienne…
⭐ À voir : Le parcours dans les bâtiments du puits permet de découvrir le travail des hommes et leur vie quotidienne. Simplement aménagées, les salles semblent avoir juste été abandonnées par les mineurs. Quarante ans après la fermeture du puits, les odeurs de graisse et de charbon sont toujours là. Où que le regard se porte, l'on ressent ainsi partout la présence des hommes et de leur travail, même si les machines sont maintenant endormies, et la mine définitivement refermée. Édifié en 1948, le grand lavabo est l'espace majeur du parcours patrimonial. Ce vestiaire des mineurs ne laisse personne indifférent. Des centaines de paniers suspendus habillés de vêtements et des bancs métalliques évoquent les mineurs qui s'y pressaient à chaque changement de poste. Les uns s'y mettaient en tenue de travail avant de descendre au fond, et les autres s'y douchaient pour reprendre leur tenue de ville. La salle bruissait des plaisanteries des hommes, des nouvelles des familles qu'ils s'échangeaient et de la satisfaction du travail accompli... en dépit de la fatigue. A deux pas du lavabo, la lampisterie est l'espace où les hommes recevaient leur lampe allumée avant la descente. Ce passage obligé permettait le pointage des hommes. Les mineurs remettaient un jeton portant leur numéro de matricule en échange de leur lampe, et au retour y déposaient leur lampe contre ce dernier. Il était ainsi possible de savoir à chaque instant qui était au fond. Dans les derniers temps de Couriot, de manière autonome, les mineurs y prenaient leur lampe électrique qu'ils fixaient sur leur casque et la batterie qui l'accompagnait. C'est dans cet espace qu'est présentée une partie de la collection de lampes du musée. La salle de la machine d'extraction est un autre espace majeur du puits. C'est d'ici que le machiniste commandait les va-et-vient des deux cages du puits qui reliait le « jour » et le « fond », à 720 m de profondeur. Avec ses deux gros moteurs électriques, la machine est restée dans sa position d'avril 1973, date de la fermeture du puits. Bennes de charbon remontées du fond contre bennes vides dans un ballet incessant. Puis à chaque changement de poste, descente de la nouvelle équipe et remontée de celle qui a achevé son travail. Le travail du machiniste demandait une attention de tous les instants et une parfaite coordination avec les deux "recettes", où s'effectuait le chargement des cages. En léger écart des autres bâtiments, la salle des compresseurs mérite également d'être découverte. Dans une salle entièrement carrelée, deux énormes machines assoupies y produisaient l'air comprimé nécessaire au fond. L'impressionnant pont roulant permettait en cas de nécessité de manutentionner les pièces lourdes qui les composent. On peut aussi découvrir non loin de celle-ci l'atelier de réparation des locomotives électriques.
🎨 Ethnologie : Métiers et Outils;Histoire : Musée thématique;Sciences et techniques : Industrie
Source : base « Musées de France » (ministère de la Culture). Informations susceptibles d’évoluer ; vérifiez les horaires auprès de l’établissement.