Musée des sciences Archéologie,Sciences de la nature,Technique et industrie
📍 place de Hercé 53000
Au début du XIXe siècle, le musée des sciences ne bénéficie pas d'une existence à part entière. A Laval, l'Ecole Centrale et la Bibliothèque comportent, à l'époque, un cabinet d'histoire naturelle et un autre de chimie. Le musée se constitue véritablement en 1840, avec la nomination d'un premier conservateur. Tout au …
⭐ À voir : La collection comprend 130.000 spécimens illustrant le travail de collecte réalisé depuis plus de deux siècles par des naturalistes. Elle constitue une référence dans le domaine : plantes, vertébrés, minéraux et fossiles. La collection de Daniel Oehlert, géologue de renommée internationale et auteur de la description de 148 espèces et de 20 nouveaux genres, possède une haute valeur scientifique. La grande majorité des herbiers de la collection a été collectée dans le département de la Mayenne. Toutefois, les herbiers de plantes des Vosges sont les plus anciens, car collectés entre 1825 et 1832 par Jean-Baptiste Mougeot et C. Nestler. La collection de mammifères naturalisés provient, pour l'essentiel, du cabinet d'histoire naturelle de M. Griveau et de la collection de Monguyon. Elle comprend 100 spécimens. Les collections d'entomologie ne sont pas très importantes, mais surtout ont été constituées relativement tard, au milieu du XXe siècle. Importante collection de mollusques (environ 7.000 spécimens) recueillis essentiellement dans les années 1880-1890, aux quatre coins du globe. Echantillons prélevés par T. de Monterosato (environ 2.000 spécimens, dont plus de la moitié dans la Méditerranée, datés de 1884), Davoust, Presvost, Houlbert, F. Daniel (dans les environs de Brest, en 1883) et de D. Oehlert (notamment des brachiopodes actuels, dont ceux étudiés par Paul Fisher et lui-même lors des expéditions scientifiques de 1880, 1881, 1882, 1883 sur le Travailleur et le Talisman et en 1886, 1887, 1888 sur le yacht l'Hirondelle du prince Albert 1er de Monaco). Le musée conserve 3.000 minéraux classés par familles chimiques. De nombreux spécimens proviennent de la Mayenne. Notamment de beaux échantillons d'or et de stibine extraits des mines de la Lucette ou encore des calcites provenant de Louverné. Le fonds paléontologique est le plus intéressant du musée. Les époques paléozoïques, mésozoïques et cénozoïques y sont représentées. La collection de D. Oehlert est la plus importante, que ce soit en quantité d'échantillons (plusieurs milliers d'exemplaires) ou en qualité (valeur scientifique, présence de types). Cette fameuse collection contient les échantillons constitués, étudiés, déterminés par lui-même ainsi que ceux de ses collaborateurs : de Farcy, de Viennay, Triger et Davoust. Les échantillons de la Mayenne ont une grande valeur liée à leur provenance régionale et aux travaux scientifiques auxquels ils ont donné lieu. Ils contiennent en particulier les fossiles décrits et figurés par Oehlert dans ses publications.
👤 Daniel Oehlert : paléontologue et géologue de renommée internationale
Musée du Vieux-Château Art moderne et contemporain,Beaux-arts,Ethnologie,Afrique,Amérique,Asie,Océanie,Arts de l'Islam
📍 place de La Trémoille 53000
Réunies à partir de 1836 en fonction des centres d’intérêt des responsables successifs, les collections relevant des Beaux-Arts, des Arts décoratifs et de l’Archéologie forment un musée encyclopédique caractéristique des établissements fondés au 19e siècle. Il comprend plus de 20 000 oeuvres dont 500 peintures, 1800 d…
⭐ À voir : Les collections particulièrement hétérogènes des musées de Laval composent un miroir du monde reflétant son extraordinaire diversité. Les amateurs d'art, scientifiques éminents, érudits locaux, collectionneurs passionnés et voyageurs ethnographes ont généreusement oeuvré pour les musées en les enrichissant par leurs dons et legs. Fruit de leurs passions et de leur curiosité sans limite ni frontière, les fonds des musées lavallois illustrent un savoir encyclopédique quasi-universel. Bien que totalement conservées en réserves, ces collections encyclopédiques sont toujours étudiées et mises en valeur dans le cadre de prêts, de dépôts et d’expositions temporaires. Depuis 1967, le musée de Laval s'est éloigné des standards académiques pour se consacrer aux oeuvres spontanées de créateurs autodidactes appelés Naïfs et Singuliers. Sont réunis sous ces deux étiquettes des artistes extrêmement disparates mais toujours à la marge de la peinture savante, des arts populaires ou contemporains. Les Naïfs - ou bien encore Primitifs modernes, Maîtres populaires de la Réalité, Peintres du Coeur Sacré ou de l'Eternel dimanche - sont des figuratifs qui se veulent proches de l'art académique. Ils reprennent les genres de la peinture classique, s'efforcent de calquer les règles de composition mais se trouvent très vite confrontés à un manque de formation, obstacle qu'ils compensent en usant d'astuces et solutions toutes personnelles. Les perspectives peuvent alors être maladroites, les proportions non respectées et les arrière-plans absents. Aux côté des trois oeuvres du Douanier Rousseau, sont présentés des tableaux de Bauchant, Bombois, Vivin, Séraphine, Rimbert... Les Singuliers, terme le plus largement usité aujourd'hui pour désigner d'autres autodidactes qui n'entrent pas, ou refusent d'entrer, dans les cases établies par les cénacles artistiques, ne sont ni des Naïfs, ni des artistes de l'Art Brut. Aux frontières de l'Art contemporain, ces créateurs, reconnus depuis les années 1970, oeuvrent loin des modes et des conventions. Généralement autodidactes et non-professionnels, ils ne sont cependant pas vierges de culture artistique, mènent une véritable réflexion sur leur démarche plastique et portent bien souvent un regard critique sur notre société. L'Art Singulier est un univers polymorphe fait de dessins fouillés, de motifs obsessionnels, de matières détournées, de détritus récupérés et d'assemblages insolites. Se retrouvent dans la collection : Sanfourche, Pauzié, Sendrey, Lacoste... Ces deux formes d'expression indépendantes l'une de l'autre mais finalement bien proches puisqu'elles émanent d'artistes hors-les-normes, constituent les deux axes de la collection du musée de Laval, premier musée français consacré aux pratiques autodidactes.
👤 La collection dite Beaux-Arts comprend 828 oeuvres de Charles Landelle (1828 – 1908), peintre d'Histoire, portraitiste et orientaliste. Son projet de donation à Laval, sa ville natale, est à l'origine de la création du musée des Beaux-Arts. Un fonds important d'oeuvres (360) de Jean-Baptiste Messager (1811-1885) est également conservé. Ce peintre du pittoresque a fixé sur la toile les paysages lavallois avant les grands travaux d'urbanisme du 19e siècle. Le Douanier Rousseau, originaire de Laval, est représenté par trois oeuvres dans l'accrochage permanent.
🎨 Antiquités étrangères : Grecques et romaines, Egyptiennes, Orientales;Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire, Gallo-romain, Paléo-chrétien, Médiéval, Moderne;Architecture et urbanisme;Art moderne et contemporain;Art religieux (Ornements liturgiques, orfèvrerie);Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Orfèvrerie, Textiles, Verrerie (objets d'art très divers);Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture;Civilisations extra-européennes : Africaines, Américaines, Asiatiques, Islamiques, Océaniennes;Collections militaires : Armes, Uniformes, Armures;Archives papier, Photographie, Moulages, Numismatique, Plans;Ethnologie : Costume, Mobilier, Métiers et Outils, Pratiques religieuses et collectives;Histoire (gravures à thèmes historiques, portraits d'hommes célèbres);Musique : Instruments;Sciences et techniques : Navigation et Pêche, Sciences médicales (trousse de trépanation dite d'Ambroise Paré), Instruments de mesure et de précision)
Source : base « Musées de France » (ministère de la Culture). Informations susceptibles d’évoluer ; vérifiez les horaires auprès de l’établissement.